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La lucha du chapeau

Hier Los Tres Puntos faisaient étape à Rambouilltown, à l'Usine à capel. Une sorte de retour aux sources puisque le groupe est originaire du coin (enfin quelques uns de ses membres fondateurs, dont Max et Pawal), mais bon on s'en fout un peu car pour l'aspect sentimental de la chose on repassera un peu vu que la mjc locale n'a pas daigné sortir la poignée d'euros qui aurait permis de faire venir Guarapita. Zéro, nada, peau de balle pour la première partie : Rambouill c'est un peu bonne ambiance land sur la carte du rock'n roll. Mais comme c'est pas très loin et que les stocks de LaDistroy en matière de Puntos étaient bien à sec (la gestion des stocks ça relève parfois de la magie : pour un groupe donné tu restes avec ton stock pendant des mois et d'un coup, paf, sans actualité particulière, t'as tout qui part), j'y suis allé faire un tour. Les Yvelines à traverser la nuit sous la flotte ya plus choucard comme plan, mais bon, on finit par y arriver. Et se faire tripoter à l'entrée par des vigiles vicelards ça aussi ya plus sympa comme plan. Mais on finit par y arriver. Bon alors brisons de suite le suspense, suite à un pataques cyber épistolaire j'ai pas pu faire le plein de skeuds (j'en suis le premier désolé), mais j'ai pu demander à Max pourquoi ils ne jouaient pas "Lucha", un titre de Hasta la muerte que j'aime vraiment beaucoup (il est actuellement sur la playlist de radio ladistroy). Un morceau dub mais qui me fait irresistiblement penser à une ambiance banda (genre paquito machin), qui monte en crescendo et finit par une suite break "el pueblo unido" enchainé a une explosion de cuivre mais toujours sur ce rythme un peu motoculteur. Le souci, c'est que la petite phrase qui parcourt le morceau est jouée à l'accordéon, et que d'accordéon ils n'en ont point. Ou plutôt n'en avaient point. Puisqu'hier, on a appris qu'une paire poumons nacrés avait rejoint le groupe. Du coup, on a de grande chances de voir enfin de titre en live.

C'était vraiment très intéressant.
 

Mourir pour les industriels

Ce lundi, il a quand même un drôle de goût. Compter ses abattis, vérifier qu'ils y sont bien tous. Compter ses amis, vérifier qu'ils y sont bien tous. Discuter avec les collègues, vérifier aussi. Puis comprendre que la fille de Bernard, tu sais le mec du service là, ben elle était au Bataclan.
Elle est sur la liste.
Combien de collègues il peut bien avoir Bernard ? Combien de copains ? Et sa femme combien de collègues, combien de copains ? Et sa fille, qui n'est jamais sortie du Bataclan ? Des milliers. Il parait qu'on est tous reliés par un maximum de six degrés de séparation. Là ça fait deux.
Combien de degrés me séparent des autres?
Et partout l'injonction à continuer de faire la fête, parce que sinon ils ont gagné ma pauv dame. Mais pour qu'il puissent gagner il faut qu'ils se battent, et pour se battre il faut des armes connard. La france a explosé son chiffre d'affaire des ventes d'armes, et on danse. La france va faire la guerre, et on danse. La france se prend des bombes humaines sur la gueule, et on nous ordonne de danser. On nous ordonne d'avoir peur quand il s'agit de voter des lois sécuritaires, on nous ordonne d'avoir peur quand il s'agit de nous faire accepter toutes les conditions de travail les plus dégueulasses, et on nous ordonne d'être courageux et de danser quand il s'agit de faire face aux conséquence d'une guerre qu'on a jamais approuvé nulle part et de ventes d'armes qui n'enrichissent que les industriels. On croit danser pour la liberté, on meurt pour les industriels.
Alors non. J'ai pas envie d’obéir à vos mots d'ordre. Parce que je ne vous crois pas. Vous me mentez. Vous me dites que si on succombe à la peur alors ils ont gagné. Mais qui a gagné ? Comme si Daesh en avait quoi que ce soit à foutre que des cibles potentielles continuent à danser et à se rassembler. Je refuse de squatter les espaces de paroles comme celui que j’occupe actuellement pour me planquer derrière ma fierté de nullipare fêtard et désinvolte pour clamer que nananère je continuerai à picoler dans les bars parce que sinon ils ont gagné.
Ils n'ont pas gagné, et ne gagneront pas. Personne ne gagnera. Comme en Irak, comme en Afghanistan, ça se terminera en eau de boudin, avec du sang civil plein le tonneau.
Ils n'ont pas gagné, et ne gagneront pas.
Mais ils sont en guerre et nous bombardent. Et ils en ont rien à battre qu'on picole en terrasse ou qu'on picole tranquille à la maison.
Quand les nazis bombardaient l'Angleterre, le peuple continuait à vivre normalement. Mais quand les sirènes prévenant d'un attaque aérienne retentissaient, ils flippaient et rentraient se planquer.
Où sont les sirènes qui vont nous prévenir des prochaines attaques de Daesh ?
On nous ordonne de danser comme de partir à la guerre en 14 : la fleur au fusil, le verre à la main, et la carte bleue dans l'autre.

Vous pouvez bien ordonner ce que vous voulez, je ne participerai pas à cette grande farce qu'est l'intimation à la joie. J'ai la trouille et je veux que nos dirigeants le sachent. Pas pour ma gueule de nullipare fêtard et désinvolte, j'ai la trouille pour mon degré un. Pour toutes celles et ceux qui me sont directement liés. Aujourd'hui c'est une personne de degré deux qui est tombée et j'ai la gorge nouée. Je ne supporterai pas qu'un proche une amie, une nièce, un neveu, un cousin, un parent tombe pour s'être conformé à cette propagande imbécile. Je n'ai pas peur des gens, je n'ai pas peur de mon voisin barbu ni de ma voisine voilée... j'ai peur des bombes. Des bombes lâchées par un pays auquel nous avons déclaré la guerre. Bombes, guerres, fusillades et massacres... à l'origine il ya toujours les ventes d'armes. Et quand les champions de la vente d'arme m'ordonnent de ne pas avoir peur, je leur pisse à la raie.

Alors prends soin de toi camarade. Protège tes potes, tes amis, s'ils n'ont pas envie de venir au concert, fous leur la paix, s'ils n'ont pas envie d'aller boire en terrasse, de venir dans un lieu clos rempli de monde, fous leur la paix.

 

ah tiens...

... pour LaDistroy, j'ai aussi des t-shirts Haine Brigade, "Rock Terroriste".

hé bé...

 

Retour de virée "restock"

Supaire... je viens de me rendre compte (ouais avant j'étais juste marquis) que ça va être jovial côté annonce de réassort pour LaDistroy là : ce week-end j'ai fait le plein de Cadavres ("l'art de mourir") et de Tulaviok.

Ambiance pouet pouet là...
 

[ladistroy] Radio LaDistroy, le retour

L'ancienne version de RadioLadistroy (voir >ici< en attendant que je la désactive pour de bon), c'était sympa et exhaustif (pas loin de 500 titres en écoute) mais un vrai b@rdel à maintenir.

Là je me suis penché sur le sujet... j'ai opté pour une playliste réduite à 20 titres, régulièrement mise à jour. Comme ça on peut plus se focaliser sur des groupes à faire découvrir. Et mélanger tout ça à des morceaux "historiques" et des coup de coeur.

Le moteur de cette playliste c'est le fameux JPlayer, et l'habillage c'est le vintage theme. Du coup tous les morceaux présents sont à la fois en ogg et en mp3 pour être écoutable sur tout OS tout navigateur. C'est moins bling bling que l'ancienne version en flash, mais c'est aussi plus propre quoi...

Le tout est piloté par un fichier csv, donc par un tableur quelconque... ce qui permet d'afficher la tracklist en dessous, avec les liens qui vont bien vers le catalogue. Reste à afficher les pochettes des albums correspondant, ce qui es téveidemment faisable, mais esthétiquement, dans la configuration actuelle, c'est relou.

Tout ça pour dire que j'ai mis une nouvelle radio sur LaDistroy, et que pour l'écouter c'est par >ICI<

Vidéos de Guarapita (pour les 20 ans des Puntos)

Et on continue avec les vidéos captées aux 20 ans de Los Tres Puntos. Et dans la mélée des rushes, ce coup-ci ce sont les potos de Guarapita (los 4 potos) qui sont talonneurs. L'apéro sur un air d'Elio Marico, et Gunblast Vodca.

C'est >ici<

A noter que ces conos (los 4 conos) ont annulé leur concert au CICP dimanche 22 nov. Je pensais qu'ils avaient à nouveau splitté, mais comme la veille ils jouent à Rennes, tous les indices mènent sur la piste de "on prévoit une bonne gueule de bois le samedi soir, alors le concert de dimanche à 300 bornes..."

(Los 4 faineantos)

Bref, j'ai encore fait des vidéos.

Vidéos de Midnight Rovers, pour les 20 de Los Tres Puntos aux Tanneries

Sur le distroblog, j'attaque une série de billets sur les 20 ans des Puntos aux Tanneries (c'était en juin dernier).

Je commence avec les Midnight Rovers,>ici<.

Evidemment, ces videos se retrouvent sur ma chaine VitriolxTV. Ce seront les dernières vidéos estampillées "Vitriol TV", dorénavant je vais faire un enrobage plus soft (comme celui des vidéos de Monica and the explosion). J'avais imaginé au départ Vitriol comme un "soviet vidéos" (cf le "about") dont je serais un des émissaires en mission vidéaste, mais au final ça l'a pas trop trop fait comme ça... C'est chaud de faire des lieu collaboratifs sur les internets, ça devient vite plutôt un regroupement d'individus d'où n'émerge pas de structure collaborative à proprement parler (ça avait fait pareil pour le punxrezo).

Bref, j'ai fait des vidéos.

 

Insupportable Facebook


(source)

 

Facebook est omniprésent, omniscient, omnichiant. La présence de vos liens Facebook sur vos stickers, flyers, jaquettes, forums, et même dans vos mails est insupportable. Toutes ces mentions fonctionnent comme autant d'impacts publicitaires pour cette marque américaine, multinationale de la vente de données personnelles, source illimitée d'information pour toutes les polices du monde, et parasite social qui transforme les internautes en clientèle zombie du "like".

Reprenons.

 

 

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